Blocage et manque d’élan
Le blocage et le manque d’élan ne sont pas des « problèmes » personnels, mais des messages du corps qui indiquent qu’un mouvement intérieur est interrompu. Dans l’approche que je propose, ces blocages sont souvent liés à des fermetures corporelles, des tensions anciennes, ou encore à des deuils non accomplis, qui empêchent la dynamique de vie de se relancer. Le corps tente d’avancer, mais quelque chose retient, fige ou ralentit.
L’EMDR permet de déverrouiller une partie de ces blocages en travaillant sur les associations négatives et les événements qui ont figé l’élan. La RDP, elle, accompagne le mouvement corporel naturel, pour retrouver l’angle juste, la posture qui permet « aux pas » de se faire. Enfin, le Ressenti thérapeutique aide à éclairer les répétitions, les mécanismes de protection, les décisions anciennes qui empêchent l’action et l’ouverture.
Sommaire :
Des personnes viennent me voir en disant :
« Je sais ce qu’il faudrait que je fasse… mais je n’y arrive pas. »
« Je tourne en rond. »
« Je n’ai plus d’élan, même pour les choses qui comptent. »
Ce sentiment de blocage ou de manque d’élan est souvent très douloureux. On se juge, on se compare, on se demande ce qui cloche chez nous. Dans mon approche, ce blocage n’est pas un défaut de caractère, mais un message du corps et de la dynamique de vie.
Sur cette page, je vous propose de comprendre :
– ce qui se joue derrière ces blocages
– comment on peut déverrouiller certaines mémoires avec l’EMDR
– comment la Relance de la Dynamique Personnelle aide à retrouver un mouvement vivant
– et comment le Ressenti thérapeutique permet d’éclairer les schémas négatifs et répétitifs qui vous freinent
Blocage, manque d’élan : de quoi parle-t-on vraiment ?

Quand on sait « quoi faire »… mais qu’on ne le fait pas
On peut parler de blocage quand :
- on a un projet, une envie, un besoin clair (changer de travail, quitter une relation, lancer une activité, prendre soin de soi…)
- mais qu’au moment d’agir, quelque chose à l’intérieur freine, se ferme, se fige
Le manque d’élan peut se manifester par :
- une grande fatigue au moment de passer à l’action
- un procrastination chronique sur les sujets importants
- une impression de lourdeur ou de « mur invisible »
- des pensées du type : « ça ne sert à rien », « je n’y arriverai pas », « ce n’est pas le moment »
Dans la vie moderne, on a vite fait de traduire ça en « manque de motivation » ou en « paresse ». Dans la perspective de mon travail, c’est tout autre chose : c’est la trace d’un déséquilibre.
Souffrance, déséquilibre et fermeture
Ce déséquilibre peut venir de deux directions reliées entre elle :
- on a trop dépensé (trop donné, trop travaillé, trop encaissé, trop porté)
- ou on n’a pas assez reçu (pas assez de repos, pas assez de soutien, pas assez de reconnaissance, pas assez d’espace pour soi)
Le corps, lui, ne fait pas de théorie : il bloque l’énergie, il met des « ceintures » (tensions) parfois au niveau du plexus, du ventre, du dos, des mâchoires…
Le résultat se traduit par :
- douleurs
- inertie
- blocages de respiration
- impression d’être comme « enfermé à l’intérieur »
Le manque d’élan peut aussi être le signe d’un deuil non accompli : deuil d’une personne, d’une relation, d’un passé, d’un projet qui n’a jamais abouti, etc… On ne va plus de l’avant parce qu’une partie de soi est restée auprès de ce qui a été perdu.
Déverrouiller certains blocages avec l’EMDR

Les blocages liés aux traumatismes et aux chocs
Certains blocages sont directement liés à des événements traumatiques ou très marquants :
- accidents
- agressions
- humiliations répétées
- situations de danger
- ruptures brutales, etc.
Ces expériences peuvent laisser une empreinte très vive dans le système nerveux. Même des années après, dès qu’une situation rappelle (même de loin) l’événement d’origine, le corps réagit comme s’il était toujours en danger. L’EMDR est une approche spécifique, reconnue au niveau international, pour travailler ces mémoires traumatiques et post-traumatiques.
Comment l’EMDR aide à remettre du mouvement
En EMDR, nous travaillons par va-et-vient bilatéral (mouvements oculaires, sons alternés, tapotements gauche/droite) tout en gardant un pied dans la situation problématique. L’idée n’est pas de vous replonger dans le traumatisme sans filet, mais de permettre à votre cerveau de :
- retraiter ce qui n’a pas pu l’être à l’époque
- remettre l’événement à sa place (dans le passé)
- desserrer la charge émotionnelle et corporelle qui y est associée
Concrètement, cela peut amener :
- une baisse des réactions de panique ou d’hyper-stress
- un apaisement vis-à-vis de certains souvenirs
- une sensation de plus grande liberté pour agir aujourd’hui
Lorsque le système n’est plus coincé dans le « réflexe de survie », l’élan peut recommencer à circuler.
Ce que l’EMDR ne fait pas à votre place
L’EMDR peut débloquer des couches importantes liées à des chocs ou des traumas, mais :
- elle ne remplace pas le travail sur vos choix actuels
- elle ne décide pas pour vous ce que vous devez faire
- elle ne résout pas, seule, tous les schémas de vie
Se relancer avec la Relance de la Dynamique Personnelle (RDP)

Le blocage comme message de fermeture
En RDP, un blocage n’est pas un « problème à corriger », mais un message précis :
- un mouvement a été interrompu
- le corps s’est fermé pour se protéger
- l’énergie s’est figée à certains endroits (tensions, douleurs, rigidités)
On retrouve souvent :
- des mâchoires serrées (verrou)
- une respiration bloquée
- des muscles paravertébraux très contractés
- des tensions, pressions au niveau du ventre et du plexus
L’énergie ne peut plus monter, descendre et circuler librement. Tout est figé dans le corps, la personne a du mal à se projeter, à imaginer, à avancer. Un point essentiel dans cette méthode : on ne force pas le changement. Plus on veut pousser, plus ça bloque. Plus on respecte le rythme, plus l’organisme se sent en sécurité pour bouger. La « relance » ne vient pas d’un ordre extérieur (« bougez-vous »), mais d’un mouvement spontané en vous qui apparaît quand le travail thérapeutique aura porté ses fruits.
De l’hibernation à la relance : accepter les phases de « non-énergie »
Il existe des moments de vie où l’on est comme en « hibernation » :
- fatigue prolongée
- besoin de se retirer
- envie de ne plus rien faire
Ces périodes ne sont pas des échecs. Ce sont des phases d’auto-guérison, où quelque chose se réorganise en profondeur. Si on ne respecte pas ces temps-là, le corps se vengera plus tard : allergies, irritabilité, somatisations, épuisement…
La RDP vous aide à :
- distinguer un blocage (où rien ne bouge depuis longtemps)
- d’une phase d’hibernation nécessaire (qui prépare une relance)
Comprendre et transformer les schémas négatifs avec le Ressenti thérapeutique

Conditionnements, auto-sabotage et répétitions
Derrière le manque d’élan, on retrouve souvent des schémas négatifs :
- répétition des mêmes relations compliquées
- auto-sabotage dès que quelque chose fonctionne
- rester dans un travail qui ne convient plus
- retomber dans les mêmes scénarios de culpabilité, de honte, de dévalorisation
Ces schémas ne sont pas là par hasard. Ils sont le fruit de conditionnements anciens : manière de survivre, d’être aimé, de ne pas déranger, de rester fidèle à sa famille, etc… Le problème, c’est que ces schémas continuent de tourner en rond alors que la situation a changé. Résultat : blocage et manque d’élan.
Revenir à la sensation plutôt qu’aux explications
Avec le Ressenti thérapeutique, au lieu de passer des heures à analyser le schéma, on va :
- repérer la sensation corporelle liée à ce blocage (poids, pression, nœud, tension, vide…)
- rester au contact de cette sensation, avec douceur
- laisser émerger les images, les émotions, les souvenirs qui viennent avec
Le message n’est pas QUE dans le discours mental, mais dans la sensation elle-même. Quand on y répond (en ajustant une posture, en accueillant une émotion, en identifiant un besoin), la douleur et le blocage se dissolvent et laissent apparaitre une nouvelle réalité intérieure.
Blocage, manque d’élan : vers quel type de changement ?
Ce que je propose dans mon travail, ce n’est pas de vous transformer en quelqu’un qui serait « toujours motivé », performant, productif en permanence. Au contraire. L’enjeu est de vous aider à :
- écouter ce que vos blocages ont à vous dire
- déverrouiller ce qui relève de traumas anciens
- redonner au corps sa place de boussole
- sortir progressivement des schémas qui vous épuisent
Encore une fois, le but, n’est pas de vous « booster ». C’est de retrouver un élan juste, c’est-à-dire une manière d’avancer qui respecte :
- votre corps
- votre histoire
- vos besoins réels
- et votre rythme

